Wilfred

Pendant les vacances, alors que toutes les séries du moments sont en pause, il convient de faire des petits rattrapages. J’ai donc profité de la pause de Noël pour regarder la série comédie que la chaîne américaine FX nous a proposé l’été dernier : Wilfred.

Adaptée de la série australienne du même nom, elle raconte l’histoire de Ryan (Elijah Wood, que l’on retrouve avec plaisir), dépressif, qui après une tentative de suicide ratée, se met à voir Wilfred, le chien de sa nouvelle voisine, comme un homme déguisé en chien. Wilfred lui parle, alors que tout le monde autour de lui ne le voit que comme un chien. Ryan décide alors de s’en occuper pendant que la voisine est au travail, se liant d’une amitié forte mais chienne avec Wilfred. Le potentiel comique du pitch intrigue un pue, au départ, mais le premier épisode réussit à faire assez mouche pour qu’on est envie de découvrir la suite. Au fur et à mesure des épisode, Wilfred, chien dans toute sa splendeur, ne pensant qu’à manger, mettre sa truffe partout mais aussi sauter tout ce qui bouge, boire et fumer de la marijuana, réussit à faire sortir Ryan de sa confort zone. Les deux amis évoluent alors et, bien que les épisodes ne soient pas toujours hilarant, les personnages sont attachants, et on se dit surtout qu’un chien qui parle, ça doit être parfois vraiment stupide! A noté que l’interprète du chien, Jason Gann, est également co-créateur de la série australienne et qu’il y interprétait déjà le chien déjanté.

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The Doctor, the Widow and the Wardrobe (et autres réjouissances british de Noël)

Je ne suis décidément jamais contente des épisodes de Doctor Who spécial Noël, ces derniers temps. L’année dernière, je m’étais plainte de la profusion des genres et des histoires, de l’impression assez indigeste qu’avait laissé A Christmas Carol. Et bien, cette année, dans The Doctor, the Widow and the Wardrobe, c’est tout le contraire : Steven Moffat semble nous avoir mis à la diète avec une histoire un peu trop légère. S’inspirer des romans de Narnia n’était peut-être pas le meilleur des choix, mais il semble que, pour bien fêter Noël, il faut s’en référer aux classiques. Soit. Mais ici, si on a bien les éléments du réveillon (sapin et cadeaux, et même miracle de Noël), il nous manque quelques éléments whoviens qu’on aime tant : un peu d’alien, de complexité, de danger et un mystère un peu plus accrocheur! Dans ce spécial, l’intrigue met du temps à s’installer et, aussi sympathique que soient les personnages, on en revient vite. Ensuite, les arbres qui se transforment en étoiles, c’est bien mignon, mais Noël, c’est pas que pour les enfants… et, franchement, on aurait pu se passer de la toute dernière image! L’épisode se laisse quand même regarder, hein, et puis voir Matt Smith faire le Doctor est toujours un plaisir, mais cet épisode confirme que le fort de Moffat n’est pas les spéciaux, contrairement à RTD qui nous avait livré de beaux moments. Il nous faut maintenant patienter jusqu’à l’automne pour la saison 6, et *ATTENTION SPOILER!!!!!!!* comment les Ponds vont se séparer de leur cher Doctor…

En attendant, il y avait d’autres choses à la télé anglaise, pendant les fêtes, qui ont retenu mon attention. Tout d’abord, l’excellent épisode spécial Noël de Downton Abbey, la série dont on parle enfin en France, et qui le mérite largement. Une des meilleurs séries anglaises du moment, Downton Abbey a pu avoir un épisode le 25 décembre qui lui a permis de boucler en beauté la saison 2 et les intrigues laissées en suspens. Si, pour le coup, les fêtes en elle-même sont vites éludées, on est heureux du rythme de l’épisode et surtout des heureux rebondissements, pour une fois! Car c’est cela, qui caractérise Noël à Downton : des bonnes nouvelles, enfin, aprés tous les malheurs de la guerre. Cela permet aussi à la série de repartir sur un tout nouveau pied pour la 3e saison qui sera diffusée en deuxiéme partie de 2012. Et on a plus que hâte!

Ensuite, on avait aussi notre lot de Dickens, avec une nouvelle adaptation de son gros roman De Grandes Espérances (Great Expectations). Écrit par Sarah Phelp, qui avait déjà scénariser Oliver Twist il y a quelques années, ces trois épisodes racontent l’histoire de Pip, sa pauvreté, son ascension sociale et sa déchéance et sa relation avec Miss Havisham, superbement campée par Gillian Anderson. Si les décors et l’ambiance noire et fantomatique sont une vraie réussite, c’est un peu dommage que le scénario ne laisse pas de place à une plus grande empathie pour les personnages, dans leur misère affective. De plus, le rythme imposé par le format est un peu étrange, mais dans l’ensemble, c’est pas mal. Pas la hauteur d’une adaptation de Jane Austen, mais enfin….

Oh, et pour finir, un petit mot sur la saison 4 de Merlin, qui s’est elle aussi finit le 24 décembre. Aucun rapport avec Noël, pour une fois, mais le double épisode est une clôture assez réussite d’une saison un peu inégale, mais très fidèle à l’esprit de Merlin : de l’humour, de l’aventure, un brin de romance. On regrette le couronnement ultra rapide de Gwen, mais cela promet des avancements nécessaires pour la saison prochaine.

The Killing

La plupart du temps, lorsque les américains s’amusent à faire des remakes de séries étrangères, elles ne sont que de pâles et mauvaises imitations. Pourtant, il peut y avoir quelques exceptions : The Killing fait partie de celles-là. Au départ, c’est une série danoise dont la qualité avait fait sensation. Il s’agit d’une enquête menée sous la pluie, dans le gris de l’hiver, pour savoir qui a tué la jeune et jolie Nana Larsen, meurtre auquel se mêle très vite des aboutissants politiques, notamment les élections locales. Un cran au-dessus de la trilogie Millénium, que les américains ont aussi refait à leur sauce, on a pas été surpris de savoir qu’AMC avait commandé une réécriture.

Les scénaristes ont donc transporté l’action à Seattle, en pleine campagne pour la mairie, quand la jeune Rosie Larsen disparait. L’inspectrice Sarah Linden devait pourtant s’envoler vers des jours plus ensoleillés, mais, avec son gros blouson de cuir et ses pulls en laine décolorés, elle va s’embarquer dans cette dernière enquête. Flanquée de celui qui devait la remplacer, elle essaie tant bien que mal de trouver le coupable et d’apporter aux parents de Rosie (excellents Michelle Forbes vu dans la saison 2 de True Blood et Brent Sexon). Se greffe là-dessus l’intrigue politique de la course à la mairie de Darren Richmond, mêlé à l’affaire sans le vouloir. Si, par certains aspects de la série, on peut penser à Twin Peaks, ici, tout est gris, tout est lourd, on ne s’amuse pas (bien qu’on boive autant de café). Les informations sont bien distribuées et, malgré le rythme lent, on ne s’ennuie pas. On s’attache certes plus aux personnages des parents que des politiciens, mais au fur et à mesure que l’enquête avance et que l’on découvre ce qui se cache sous les apparences, on se dit que The Killing  est une série policiére drôlement bien fichue et drôlement agréable à regarder!

Sachez que la version danoise a été diffusée sur Arte, et que la version US est diffusée sur Paris Première.

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