Mafia connection

En ce moment, je regarde en parallèe deux séries mettant en scéne des « mafieux ». La première n’est plus très récente, mais reste pourtant un modéle du genre: il s’agit de The Sopranos. La seconde, Boardwalk Empire, dont la première saison est diffusée en ce moment, nous présente la mafia des années 1920 à Atlantic City, alors que la prohibition vient d’être votée et que les trentes glorieuses touchent à leur fin. Petite critique croisée de ces deux séries qui ont beaucoup en commun.

Tout d’abord, il est évident que ces deux séries ont une chose très importante en commun: HBO. Les Sopranos furent, pour cette chaîne du cable américaine, la clé du succés. Deuxiéme série au format 50′ aprés Oz, Les Sopranos furent un tel succés que c’est bien grâce à eux qu’HBO a pu produire Boardwalk Empire. Et qui dit même chaîne télé dit petit monde, où tous se connaissent. Pas étonnant, donc, que le créateur de Boardwalk Empire, Terence Winter, fut scénariste sous la coupe de David Chase, show runner des Sopranos. Et encore moins étonnant le fait que l’acteur Steve Buscemi, qui incarne Nucky Thompson dans Boardwalk Empire ai joué dans les Sopranos, et ai même réalisé quatre épisodes de la série….

Maintenant, il faut quand même savoir que ces séries ne racontent pas du tout la même chose. Ne serait-ce que par le fait qu’elle est constituée de 6 saisons, les Sopranos apparait bien plus complexe dans son approche de la société américaine que Boardwalk Empire, car l’époque n’est certainement pas la même.

Tony Soprano est un des chefs de la mafia italienne dans le New-Jersey, à côté de New-York. Mais il a du mal à concilier vie de famille, sa mère, sa femme, ses enfants, et les intérêts de son autre « famille ». Pour guérir de ses crises de stress, Tony suit une psychothérapie, et se débrouille comme il peut pour gérer les problémes de tout le monde en plus des siens. Bien sûr, c’est une série sociale, abordant des thémes aussi variés que très présent dans l’esprit des américains: la religion, la famille, la violence, l’argent,… Mais c’est surtout par et pour le personnage de Tony Soprano que la série vit. Oh, sans oublier bien sûr la place de la communeauté italienne aux Etats-Unis, car ici, il n’est question que de mama et de spaghettis.

Nucky Thompson, quand à lui, régne déjà sur Atlantic City, et est irlandais. Ici, c’est la reconstitution historique qui est mise en avant, plus que les personnages, foissonnant mais toujours bien construit, jamais à la légére. En effet, entre Jimmy, le neveu de Nucky (Mickael Pitt) qui part fricotter avec Al Capone, ou bien la veuve Mrs Schroedder (Kelly MacDonald) que Nucky aide un peu trop, et toutes les personnes qui se mettent au marché noir de l’alcool, on se perd un peu, parfois… mais on retombe toujours sur nos pieds, au milieu des fêtes arrosées où l’on danse le Charleston. Il y a un petit côté cinématographique à la série que les Sopranos n’ont pas (même si l’idée originale de David Chase était d’en faire un long métrage). Quand, en plus, on a Martin Scorcese comme parrain (tu parles d’une référence mafioso!), forcément, tout prend une autre ampleur.

Regarder les deux séries à la fois permet du coup de se rendre compte des différentes manières dont on peut traiter un sujet et surtout un personnage, le chef de famille ou d’une ville aux activités plus illégales qu’autre chose, dans deux univers complétements différents mais aussi intéréssants et addictifs l’un que l’autre. Et qui prouve, encore une fois, qu’HBO est un acteur majeur dans le paysage des bonnes séries américaines….

Publicités

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Rétrolien: Récap : Série « All about Mercy Whitefield

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :