Les Piliers de la Terre

Dans la liste des livres que j’aurais rêvé non seulement d’écrire mais d’adapter pour le grand/petit écran, il y a Les Piliers de la Terre de Ken Follett. Mais je ne le ferais jamais, car les canadiens me l’ont piqué. Et c’est la chaine américaine Starz qui a diffusé la semaine dernière les deux premiers épisodes de cette mini-série.

Le roman de Ken Follett relate l’histoire de la construction de la cathédrale de Kingsbridge, UK.  Bien sûr, autour de cette trame principale, c’est la vie de Tom le bâtisseur et de ses enfants, de la jeune noble déchue Aliena, du génie du jeune Jack, du prieur Philippe, mais plus largement de la guerre civile entre les deux prétendants au trône de l’Angleterre, le tout en 1150. Grand roman historique s’il en est, il est impossible de ne pas se laisser embarquer par ces destins croisés et ces histoires dans l’Histoire. Car la narration s’étale sur de nombreuses années, et c’est le genre de roman-fleuve difficilement adaptable du fait de ses nombreuses ellipses.

Alors, comment s’en tire l’adaptation? Avis à partir des deux premiers épisodes:

C’est donc une production canado-germanique qui s’est occupée de faire vivre pour la télévision ces personnages si attachants dans le livre. A la vue des deux premiers épisodes, je ne suis pas vraiment déçue bien que, forcément, les images que j’ai vu défilé devant moi n’était en aucun cas ce que je m’étais imaginée.

Dans le premier épisode, certains éléments mettent un peu (trop?) de temps à se mettre en place, mais le ton est fidèle à celui du roman. On est malheureusement un peu loin du rythme effréné de Rome ou de The Tudors, et une adaptation plus libre aurait pu pallier un peu le côté trop « sage » du livre. Mais le choix de coller à l’histoire s’adapte parfaitement à une série plus grand public, et est bien plus efficace que ce qui s’est fait dernièrement en France (aka La Commanderie). Le casting (très anglais) est plutôt bien choisi, même si voir Rufus Sewell en gentil est plutôt perturbant au départ! Il faut avouer également que, et bien que j’adore Matthew MacFayden, il faudrait qu’il perdre parfois l’air un peu niais qu’il a attribué au prieur Philippe. Par contre, mention spéciale à Natalia Wormer (actrice allemande!) qui incarne une Ellen flippante et, pour le coup, assez proche de ce que j’imaginais. Bref, les intrigues et connexions ont été bien mises en place, maintenant il faut voir ce que les prochains épisodes (il y en a 8 en tout) apporteront en action et intrigues. Mais encore une fois, les anglo-saxons prouvent qu’ils savent du divertissement d’époque crédible et attachant! Je vous conseil tout de même de lire le livre, et son second tome, Un monde sans fin. Surtout qu’il n’y a pour l’instant pas de diffusion française prévue (mais ça ne m’étonnerait pas si Canal + mettait la main sur les droits).

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  1. Rétrolien: Récap : Série « All about Mercy Whitefield

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